Reforme de l’assurance chômage, patrons et syndicats encore en désaccord.

Alors qu’un accord est en recherche entre patronat et syndicats afin de répondre a la commande du gouvernement Macron dans l’optique d’un projet de loi prévu pour le printemps de cette année, ces derniers ont fustigé un projet présenté par les patrons sur la réforme du chômage.

 

Les représentants syndicaux ont qualifié de “creux”, “d’incohérent” ou “tout est à revoir”, et qui a été reçu comme une “provocation”. Voilà comment les syndicats ont accueilli jeudi, au siège du Medef, le pré-projet d’accord présenté par le patronat, qui regroupe le Medef, la CPME ou encore l’U2P, visant à réformer l’assurance-chômage.

 

Indemnisation.

 

Défini comme le point le plus avancée dans les négociations, Eric Courpotin, officiant a la CFTC, assure que : “Sur ce point, on arrivera à trouver un consensus”.

Véronique Descacq, de la CFDT, elle poursuit : “ C’est une bonne base de travail”. À noter que lors de sa campagne présidentielle, le président Emmanuel Macron avait alors promis d’indemniser tout démissionnaire. À l’heure actuelle, seuls quelques-uns bénéficient de ces indemnités, et encore, c’était dans des contextes particuliers que ces règlements ont eu lieu. Cette même promesse électorale s’est même vu être réduite à : seuls ceux qui ont un projet professionnel seront concernés.

 

Selon la proposition de texte patronal présenté jeudi , pour avoir accès à ces indemnités il faudrait : présenter un projet professionnel, obtenir une attestation pôle emploi. Ainsi que d’autres conditions à cumulés, à savoir : être en dessous d’un certain niveau de qualification, avoir suffisamment cotisé, et avoir un projet “réel et sérieux”.

Des condition jugées un peu trop “drastiques” par la CGT, qui ne craint que seul un nombres assez minimes de cas seront concernés. La question des qualifications soulève notamment l’interrogation de certains syndicats. Des points sur lesquels le patronat se dit prêt à revoir ses positions.

 

Des tensions autour du CDD

 

Autre dossier brûlant de ces négociations, le combat contre le renouvellement excessif de contrats à courte durée. Autant dire qu’ici aussi, on est assez loin d’avoir trouvé un accord entre les différentes parties.

D’après le patronat, qui se défend, les “intensifications du recours aux contrats de travail très courts s’observe plus spécifiquement dans certains secteurs (intérim, spectacle, hébergement, restauration, et hébergement médico-social). La position de patronat ? Essayer de faire en sorte que les partenaires sociaux de ces secteurs, seulement, puisse négocier des processus permettant de “favoriser l’accès à l’emploi durable”, le tout avant le 31 décembre de cette année. Une position qui ne convient pas du tout aux syndicats, premièrement, car le texte ne prévoit aucune contrainte pour les branches, et deuxièmement, car il ne cible qu’un nombre restreint de secteur d’activité.

 

Un nombre de désaccords, pour l’instant, assez suffisant pour faire planer les doutes sur la capacité entre ces deux entités, à trouver un accord.

 

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Clément

Salut, moi c’est Clément et je suis Pigiste depuis peu. J’adore transmettre mon savoir et ce que j’apprends c’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir ce blog. Bonne lecture à tous !

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